7000km, ayai, elle est rôdée!

Le rodage, c'est pas à 1000km?

Si si, 1000km bien sûr. Mais bon, le rôdage c'est pas qu'une affaire de moteur 8-)

Alors, heureux? Heureux!

Cette moto, j'ai bien fait de l'acheter. Maintenant j'ai eu un peu le temps d'en faire le tour. A ce stade pas mal de motards se diraient "bon, ben j'en ai fait le tour, maintenant, what's next?". En ce qui me concerne, cette moto me plaît, je vais donc la garder. Longtemps je pense.

J'ai eu l'occasion de faire pas mal de trajets maison-boulot-maison, mais j'ai aussi pris le temps de me ballader. J'ai d'ailleurs constaté que je bossais tout près de la vallée de Chevreuse. Très pratique pour s'amuser le midi avant un petit sandwich. On peut aussi y faire du vélo à Chevreuse, j'en fait à l'occasion car je fais un peu de sport, mais c'est une autre histoire. Et puis surtout, j'ai pu faire des grands trajets, genre un aller/retour Argenteuil - St Malo (approx. 1000km) sur 2 jours pour me chauffer le WE du 14 Juillet, et un aller/retour Maurepas - AIX plus en un peu moins de 72h plus quelques vadrouillages divers (approx. 2000km). Le tout avec bagages (duvets, tente) et passagère.

Bonne à tout faire

Le verdict, c'est que la CBF 600 est vraiment bonne à tout faire. Le seul truc, c'est que je suis très "roadster" et le carénage, c'est pas ma tasse de thé. Je reconnais que par moment, j'ai un peu eu le cou en miettes... Bon, de ce point de vue, il y a le modèle "S" avec la tête de fourche, qui, pour ceux que le vent effraie, est peut-être une bonne solution. Bof. J'aime le vent qui chatouille les oreilles à travers le casque 8-)

Sur l'aspect "petits virolos" de montagne, je n'ai pu tester qu'à deux (arrière pays d'Aix en Provence), j'ai toujours eu un passager. A ce tarif là, en descente dans les lacets, avec un poids total de plus de 400kg (2 bons gros bonhommes sur la bécane, les bagages...), la partie cycle montre un peu ses limites, on a un peu tendance à être rivé à la poignée de frein (ouf l'ABS qui évite la mauvaise glissade), le frein moteur du 4 pattes est très léger, et la fourche avant pompe trop. M'enfin n'exagérons rien, c'est dans des conditions extrèmes, la franche descente (10%), le lacet, à 2 sur la moto, la totale quoi. Sinon je pense que tout seul ça serait du beurre.

Côté reprise en côte par contre, pas de soucis. Lorsqu'il y a des lacets serrés, et que ça monte, il n'est pas trop question de rouler à 150km/h. A ce rythme là, on peut rouler sans soucis en 3ème, voire en 2nde, et pour le coup, si on monte dans les tours, on a toute la patate nécessaire pour bien rigoler. Mais effectivement, si on reste dans la zone des 4000-6000 tours, pout pout pout le moteur de la CBF 600 n'est pas vraiment époustouflant. Mais bon, suffit de tourner la poignée et de tomber un rapport et zou, c'est parti! Avec la CBF 1000, on devrait pouvoir faire l'économie de cette conduite pseudo-sportive et se contenter de tourner la poignée à à peu près n'importe quel régime pour monter relax et efficace. Mais de là à aller réellement plus vite, j'en doute. Les parties cycles sont suffisamment voisines pour que je doute qu'on puisse prendre plus d'angle avec la 1000cc qu'avec la 600cc.

Pour ce qui est du mal au derrière et de la légendaire inconfortabilité de la selle: pas de soucis en ce qui me concerne. Idem derrière, ma passagère n'a rien constaté de louche. Autant pendant la période de rodage <1000km j'étais inquiet, autant maintenant, pas de soucis, j'ai pas mal aux fesses. D'ailleurs, les vibrations à 6000 tours ont quasiment disparu, tout au plus la moto est un peu plus bruyante, mais c'est tout. En fait, ce que je constate, c'est que la moto commence à faire du bruit à 6000 tours, ensuite ça se calme à 7000, ça repart à 8000 et après bon, on risque de réveiller ceux qui font la sieste.

Premiers souvenirs...

Après la pluie
Sur l'aire de Volcans d'Auvergne, direction Clermont-Ferrand. On a essuyé une p*tain d'averse 200km plus tôt, et on a franchement froid. Bientôt l'hôtel!

Eh oui, déjà quelques anecdotes. Pour commencer donc, cette énôôôrme averse qui nous surprend vers Cosnes sur Loire. L'enfer, je n'y vois pas à 50 mètres, je finis par m'arrêter sous un pont. Les voitures passent. J'attends 5 minutes. C'est de pire en pire, le vent s'y met et je doit reculer de 3 mètres car le mur d'eau s'incline. Allez tant pis, j'y vais quand même. Je double quelques voitures arrêtées après le pont (fait vraiment un temps de fin du monde...) et me fais enrhumer par un camion. J'avais déjà noté, lors d'un énorme orage aux US, que les camions roulent bien mieux lors d'un gros orage. Au final on est trempés trempés trempés, j'aurais plongé dans une piscine, c'était pareil. Dommage j'avais parié sur le beau temps et nous n'avons même pas pris une combinaison de pluie. Jean + blouson "été" de chez Hein Gericke, très bien pour une petite pluie, mais nul lorsque le ciel vous tombe sur la tête. Incontestablement ma plus belle rincée en moto.

Très rigolo aussi les figures de concours agricoles qu'on voit sur le bord de la route aux alentours du Puy en Velay. J'ai pas pris de photos, dommage...

Ah oui, et ils ont aussi organisé une opération "café gratuit" sur le bord de la nationale. Belle initiative pour un jour de grand départ. Bon, je me suis arrêté 10km avant, donc je ne fais pas de pause, mais quand même, c'est une bonne idée.

La route, le soleil
Sympa cette petite nationnale 102, dommage qu'il y ait tant de monde sur la route, mais bon, ne faisons pas la fine bouche.

Souvenir radieux de cette descente de la nationale 102, le long de l'Ardèche. Noter qu'il doit y avoir de plus petites routes dans le secteur, là c'est une route chouette, mais bon c'est pas du "tout petit virolo", ça reste de la nationale. Néanmoins le revêtement est parfois suffisamment incertain pour que l'ABS me rassure. Au moins je sais que je peux piler avant un virage sans visibilité sans me poser la question de savoir si je vais vautrer la moto, faire un tout droit, et me faire avaler par le premier camping-car qui monte en sens inverse... D'autant qu'à deux sur la moto, chargés, y'a pas trop de marge. Mais dans l'ensemble, cette descente est un plaisir.

Souvenir mitigé de ce bon vieux freinage inconscient. Après avoir cherché ma route des plombes autour d'Aix à la recherche des Pinchinnnats, après avoir parcouru 3 fois les mêmes endroits, j'aperçois enfin un panneau salvateur qui me dit que c'est à gauche. Rien à foutre je pile (l'ABS a déclenché...) et heureusement que y'avait personne derrière, parce que boudiou j'ai freiné fort.

Excellent souvenir de la route entre les Quatre Temps (comme à la Défense!) et Coudoux. Je me suis pris au jeu dans ces petits virages, c'était un régal. Par contre j'étais pas le seul, un type en Speed Triple promenait un gamin de 14 ans, ce qui en soit est tout à fait respectable, sauf que... sans casque, ni le passager, ni le conducteur. Bon, OK, il ne leur est rien arrivé, ils ont juste roulé quelques km, mais bon, hein, il roulait pas à 30km/h non plus le monsieur en Speed Triple, hein. C'est que ça pousse ces bêbêtes. No comment.

Et souvenir aussi de voir la CBF passer sur la réserve à... 160km Argh!!! Bon, OK, vent de face, autoroute, et heu, je roulais "un peu fort". D'où les 10L de conso. Rassurez-vous, normalement je fais entre 5L et 6L, comme tout le monde.

 
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Mis à jour le jeudi 03 août 2006.